17.05.2008
Un concentré de particules...
Hervé Morin, a été élu sans surprise président du Nouveau Centre, samedi 17 mai à Nîmes, lors du congrès constitutif du parti. Le ministre de la défense a été élu par 87 % des suffrages exprimés (2 705 au total) contre 13 % pour l'autre candidate, Mireille Benedetti.
Près d'un an après avoir été lancé par les députés UDF qui ont fait le choix de soutenir Nicolas Sarkozy, plutôt que de suivre François Bayrou dans la création du MoDem, le Nouveau Centre est désormais en mesure d'être "le pôle attractif" qui va attirer "toutes les particules centristes", a estimé M. Morin. L'ambition du parti est de reprendre la place qui était celle de l'UDF en rassemblant "le centre et le centre droit".
Plusieurs personnalités centristes étaient venues à Nîmes afficher leur soutien au Nouveau Centre, dont Jean-Marie Cavada et Eric Besson. Le député Thierry Benoit, élu sous l'étiquette MoDem, mais aujourd'hui en froid avec François Bayrou, était également présent. Selon lui, il faut mettre fin "à la cacophonie du centrisme français".
Le Nouveau Centre, qui compte 22 députés, voudrait désormais obtenir le ralliement de sénateurs centristes, dont la plupart n'ont pas voulu choisir leur camp entre le MoDem de François Bayrou et le Nouveau Centre. Hervé Morin n'exclut pas de présenter des candidats face aux sénateurs centristes qui refuseraient le rassemblement autour de son parti.
Enfin, la jeune formation politique a du renoncer à se rebaptiser "Solid" - pour "Social, libéral, démocrate" - des doutes s'étant exprimés sur une appellation jugée"trop ébouriffante" par certains élus NC. La décision a été repoussée au mois de septembre. Un responsable du Nouveau Centre a expliqué que le changement de nom devrait faciliter les efforts du parti pour attirer les centristes qui hésitent encore à le rejoindre, le nom actuel rappelant trop la rupture dramatique avec François Bayrou après la présidentielle.
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06.04.2008
Orange sanguine
Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, vice-président de l'U.D.F. quitte le Modem et plus précisément François Bayrou.
Il est important de noter que Jean Arthuis ne souhaite pas rejoindre le Nouveau Centre, l'U.M.P. ou autres... mais faire renaître son parti de toujours : l'U.D.F. !
Nous assistons actuellement, tant au niveau national qu'au niveau local, à un éclatement du Mouvement démocrate engendré par les "têtes d'affiches" (petites ou grandes) cherchant a constituer des forces autour d'elles dans le but de s'assurer un avenir personnel. Les têtes d'affiches oublient cependant que nombres de militants et de sympathisants sont arrivés sur des valeurs et un projet portés par François Bayrou lors de la présidentielle.
Certains croient que droitiser le Modem en revenant à l'U.D.F. d'après le congrès de Lyon est l'assurance d'un avenir. D'autres se raccrochent à C.A.P. 21 afin de ne pas être noyés dans la masse et croient s'assurer une place au nom de la diversité et de la représentativité au Modem.
Toutes les personnes ayant rejoints l'U.D.F. et ensuite le Modem depuis un an attendent-elles cela ?
Un panier de crabe...
Compter ses troupes, montrer ses forces, est-ce là la nouvelle façon de faire de la politique tant attendue ?
J'espère que les sympathisants et les militants sauront lutter par les idées, les valeurs et une certaine forme d'éthique politique pour que notre Mouvement Démocrate ne soit pas un mirage que l'on verra s'éloigner au profit d'une politique du passé aux pratiques détestables.
Jean Arthuis annonce qu'il "quitte le Modem"
Nouvelobs.com
AP | 05.04.2008 | 21:44
Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, annonce dans un entretien publié dans le "JDD" qu'il "quitte le MoDem", et que ses relations avec François Bayrou sont "au point mort".
"Je n'y ai plus ma place. Et la plupart des sénateurs du groupe pensent comme moi", affirme-t-il, en reprochant à François Bayrou une "gouvernance incompréhensible qui a conduit le MoDem à l'impasse stratégique dans laquelle il se trouve aujourd'hui".
"J'ai plusieurs fois tiré la sonnette d'alarme: on ne gouverne pas un parti comme une secte. Le MoDem, ce n'est pas le Temple solaire", assure-t-il.
Pour Jean Arthuis, "un parti doit avoir une ligne politique claire, assumée. Ne pas être ballotté au gré des humeurs des uns ou des autres. Où alors, c'est la tempête qui gouverne l'océan". AP
11:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement democrate, modem, jean arthuis, francois bayrou, udf, nouveau centre, ump






