29.09.2008

MoDem : les ex-UDF s'effacent devant les nouveaux sabras

Le Monde n'a peut être pas toute l'expertise nécessaire à la compréhension du Modem...

 

LE MONDE | 29.09.08 | 15h20  •  Mis à jour le 29.09.08 | 15h20

Les élections qui se sont tenues, samedi 27 septembre, dans l'ensemble des fédérations du Mouvement démocrate (MoDem), ont permis d'installer dans chaque département une nouvelle direction exécutive et de désigner leurs représentants au conseil national. Pour la formation créée par François Bayrou en novembre 2007, cette échéance finissait de tourner la page, en quelque sorte, de l'ancienne UDF.

Moins d'un an après le congrès de Villepinte, c'était aussi une épreuve de vérité, car il s'agissait, à l'occasion de ce scrutin, de fusionner et de "peigner" dans un fichier unique les ex-adhérents de l'UDF - qui en novembre avaient été automatiquement enregistrés au MoDem - et les nouveaux adhérents venus dans l'élan de la campagne présidentielle. Et de vérifier ceux qui étaient restés, puisque n'étaient admis à voter que les adhérents à jour de cotisation. La - bonne - surprise pour les responsables du mouvement a été de constater que les effectifs ont résisté à la difficile séquence électorale qu'il vient de traverser : sous réserve de validation définitive, le nombre actuel d'adhérents approcherait les 55 000.

Le deuxième enjeu de ce scrutin était de former une nouvelle ossature qui parvienne à "fusionner" les cultures héritées de l'ex-UDF et celles importées par une nouvelle génération de militants. La récente "université de rentrée" du MoDem, début septembre au cap Esterel, avait montré, lors des nombreux ateliers de discussion, la difficulté à"parler la même langue". Le "médiateur" nommé par M. Bayrou, l'ancien député (UDF) Gilles Artigues, multipliait les déplacements dans les fédérations pour tenter d'apaiser les conflits et d'éviter les déchirements. L'opération, au final, a permis au MoDem de franchir un palier important. Dans les deux tiers des départements, une seule liste était présentée aux suffrages des adhérents. Dans les départements où plusieurs listes étaient en présence, des présidences collégiales ont été mises en place. "Le plus important, souligne Eric Azière, responsable de l'organisation de ces élections, est le brassage entre deux ou trois générations de militants qui vont désormais travailler ensemble dans un exécutif départemental."

"FIN DU PARTI DE NOTABLES"

C'est un important renouvellement qui s'est opéré à cette occasion, nombre d'anciens notables locaux de l'"ère centriste" ayant dû s'effacer devant les nouveaux cadres issus de la campagne présidentielle ou, décidés à jouer le jeu, acceptant de faire équipe avec eux. "C'est la fin d'un parti de notables et l'édification d'un parti de militants, de responsables associatifs, impliqués dans la vie locale, insiste M. Azière. Bayrou voulait une nouvelle génération, il l'a."

Ces élections ont permis de commencer à refermer certaines des blessures ouvertes lors des municipales. Comme dans la fédération du Rhône, où le MoDem s'était éparpillé entre plusieurs listes. Dans la même équipe de direction se retrouvent à la fois Cyril Isaac-Sibille, fils de l'ancienne députée centriste Bernadette Isaac-Sibille, qui avait fait alliance avec Eric Lafon, un proche de Corinne Lepage, la fondatrice du mouvement écologiste CAP 21, mais aussi des proches de l'ancien président de la fédération du Rhône, le sénateur Michel Mercier, qui s'est désormais mis en retrait. La page est bien tournée.

Patrick Roger

Article paru dans l'édition du 30.09.08

17.05.2008

Un concentré de particules...

1653076944.jpg

Hervé Morin, a été élu sans surprise président du Nouveau Centre, samedi 17 mai à Nîmes, lors du congrès constitutif du parti. Le ministre de la défense a été élu par 87 % des suffrages exprimés (2 705 au total) contre 13 % pour l'autre candidate, Mireille Benedetti.

Près d'un an après avoir été lancé par les députés UDF qui ont fait le choix de soutenir Nicolas Sarkozy, plutôt que de suivre François Bayrou dans la création du MoDem, le Nouveau Centre est désormais en mesure d'être "le pôle attractif" qui va attirer "toutes les particules centristes", a estimé M. Morin. L'ambition du parti est de reprendre la place qui était celle de l'UDF en rassemblant "le centre et le centre droit".

Plusieurs personnalités centristes étaient venues à Nîmes afficher leur soutien au Nouveau Centre, dont Jean-Marie Cavada et Eric Besson. Le député Thierry Benoit, élu sous l'étiquette MoDem, mais aujourd'hui en froid avec François Bayrou, était également présent. Selon lui, il faut mettre fin "à la cacophonie du centrisme français".

Le Nouveau Centre, qui compte 22 députés, voudrait désormais obtenir le ralliement de sénateurs centristes, dont la plupart n'ont pas voulu choisir leur camp entre le MoDem de François Bayrou et le Nouveau Centre. Hervé Morin n'exclut pas de présenter des candidats face aux sénateurs centristes qui refuseraient le rassemblement autour de son parti.

Enfin, la jeune formation politique a du renoncer à se rebaptiser "Solid" - pour "Social, libéral, démocrate" - des doutes s'étant exprimés sur une appellation jugée"trop ébouriffante" par certains élus NC. La décision a été repoussée au mois de septembre. Un responsable du Nouveau Centre a expliqué que le changement de nom devrait faciliter les efforts du parti pour attirer les centristes qui hésitent encore à le rejoindre, le nom actuel rappelant trop la rupture dramatique avec François Bayrou après la présidentielle.

13.04.2008

Le marionnettiste

Le marionnettiste est un montreur de marionnette. « Une marionnette est une figurine représentant un être humain (...) actionnée à la main par une personne cachée, qui lui fait jouer un rôle ». C'est « une personne qu'on manœuvre à son gré, à laquelle on fait faire ce qu'on veut » (Le Petit Robert).

1669830715.jpg

A la lecture de la note élyséenne publiée par le journal Le Monde du 10 avril 2008 on se rend compte à quel point la disparition programmée et annoncée du Modem est le fruit d'une orchestration savamment menée par le chef de l'État.

Orchestration qui ne peut se mener sans ces marionnettes dociles, acceptant la compromission sans honte en échange de l'assurance de conserver son poste ou l'espoir d'en atteindre un plus en vue.

Oubliés les idéaux politiques devant un portefeuille ministériel, 9 ans de rente au sénat ou une miette de pouvoir.

Heureusement, du bouillonnement militant du Mouvement Démocrate en construction apparaitra une nouvelle génération d'hommes et de femmes faisant de la politique d'une nouvelle façon.

Les derniers pantins partirons des bancs du sénat emportant avec eux quelques mini-cadres locaux du parti, nostalgiques de ce temps où les décisions se prenaient entre notables qui eux « savaient ». Ils laisseront alors la place au mouvement militant qui commence à se faire entendre et d'où émergera cette nouvelle génération. Cette nouvelle génération politique, composée de personnes ayant compris que l'évolution de leur parti de notables en véritable mouvement militant était une chance pour la démocratie et la politique française, mais aussi de tous ces nouveaux venus en politique qui enrichissent le débat comme jamais dans un mouvement depuis des décennies.

509876284.jpgAlors, avec ou sans la caisse, qu'ils partent s'enfermer dans un carcan politique et grossir le rang des marionnettes élyséennes...

Et nous tous, militants, construisons notre mouvement et rappelons clairement à François BAYROU ce qui nous a fait adhérer à l'idée même du Mouvement Démocrate.

03.04.2008

François Bayrou contre...

un retour de la France dans les instances militaires intégrées de l'OTAN

Le Monde, 01 avril 2008

"François Bayrou est convaincu, de son côté, que, si la France renonçait à son "autonomie de jugement" au sein de l'Alliance atlantique, "l'ensemble de l'Europe se trouverait en situation d'alignement" sur Washington. En restant en dehors de la structure militaire intégrée de l'OTAN, la France dispose "d'une voix libre, capable, comme on l'a vu en Irak, de résister à un certain nombre de pressions et de choix stratégiques qui ne sont pas les nôtres", assure-t-il. M. Bayrou rejoint les socialistes lorsqu'il souligne "ne pas voir" quelles garanties les Américains seraient susceptibles d'apporter en matière de progrès de la défense européenne."