06.07.2008

La tribune BFM TV / DAILYMOTION

Peut être avez vous vu la vidéo réalisée par Guillaume BECHADE, reprise dans la tribune BFM TV / Dailymotion :


Bayrou dans le désert ?
envoyé par Guillab

La tribune et la réaction de François BAYROU à cette vidéo ici 

Le carnet de Guillaume BECHADE

21.06.2008

Congès de Cap21

Voici une vidéo du congrès CAP21 consacré au sujet : « développement durable »  connaît pas la crise.

Corinne LEPAGE, François BAYROU, Yann WEHRLING, François GROSDIDIER (UMP) et Bruno REBELLE (PS), notamment, nous font partager leurs visions sur ce sujet et le regard, pour certains, qu'ils posent sur notre modèle actuel de développement économique.

15.06.2008

Convention sur l'Europe

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Ambition Démocrate était présente lors de la Convention sur l'Europe organisée par le Mouvement Démocrate à Paris, le 8 juin 2008, et a le plaisir de vous transmettre son compte-rendu.
 
François Bayrou nous invite à une démarche de reconstruction profonde pour cette Union Européenne "en état de sous-développement politique".
 
Il a annoncé l'organisation prochaine de commissions et de groupe de travail qui nous permettront, à nous les militants du MoDem, d'apporter nos contributions et de travailler à construire ce projet qui sera défendu dans un an lors des élections européennes.
 
Ambition Démocrate a commencé cette réflexion, et vous invite à participer à ces travaux en vous inscrivant sur notre site: http://www.ambitiondemocrate.fr/
 
Ci-dessous le compte-rendu de cette convention, effectué par nos soins :

Dimanche 6 juin, Maison de la Chimie, Paris, 9h30; plus de 1000 militants du MoDem de toute la France ont répondu à l'invitation de Marielle de Sarnez et de François Bayrou; les militants de l'équipe Ambition Démocrate sont très heureux d'avoir pu participer à cette journée très enthousiasmante, et marquant l'aube d'un projet de société européenne à vocation humaniste, et fortement empreint des dimensions sociales, économiques, démocratiques, et respectueux des valeurs de justice, d'équité et d'intégration. Prochainement vont être mis en place des groupes de travail et des commissions qui permettront aux adhérents volontaires de participer au projet européen tel qu'il sera défendu dans un an , avec en accompagnement un accès aux informations sur l'actualité européenne et ses chantiers. Il est temps de pratiquer enfin le débat politique au Mouvement Démocrate, l'Europe offre des perspectives fortement fédératrices !

2 tables rondes ont permis de nourrir le débat, toutes deux animées par Marielle de Sarnez, très talentueuse dans ce rôle de chef d'orchestre, maître du temps et de la parole.  

1ère table ronde : l'Europe et son modèle.

Question de départ : y a-t-il un modèle européen?

En réponse : quelques perspectives :

- Jérôme Vignon, Pdt des Semaines Sociales de France : partant du constat que le modèle social européen est une expression polémique, il prône l'idée de construire une société qui avance au pas de tous, avec en références des valeurs collectives, une société qui tiendrait compte des enjeux de la  protection sociale,  de manière à encourager des citoyens capables de participer à la démocratie active. Il faut créer un nouvel agenda social en s'appuyant sur les méthodes qui fonctionnent déjà dans certains pays; rien ne peut remplacer un dialogue social vivant avec des rôles clairs attribués à chaque partie prenante. Il faut instaurer des liens entre la formation initiale et la formation continue, intégrer et accueillir les migrants et lutter contre les inégalités, particulièrement en matière de santé. Il termina par cette phrase "Le travail n'est pas une marchandise. Nous ne sommes pas une collection d'atomes et nous sommes voués à devenir des citoyens pour la société."

- Gérard Deprez (de Belgique), Pdt de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures s'est intéressé aux relations entre les trois thèmes de la vieillesse, la migration et la démocratie : il rappelle que le vieillissement de la population, accompagné par une diminution importante du nombre d'habitants sur le continent (entre 55 et 100 Millions de personnes en moins d'ici à 2050, le contraire des Etats-Unis) va avoir un gros impact sur la taille de la population en âge de travailler. Par conséquent, les pressions migratoires vont s'accentuer. La logique répressive et sécuritaire le plus souvent préconisée est certes nécessaire mais insuffisante : il faut une politique d'intégration réussie ; "la politique de l'intégration et la volonté active de l'intégration des immigrés doit être l'une des priorités politique de l'agenda social européen". Et ce débat ne doit pas mettre de côté la question du codéveloppement, dont les Européens ont autant besoin que les pays d'Afrique du Nord ou d'Afrique subsaharienne.

- Emmanuel Todd, historien et démographe. C'est lui qui a joué le rôle du contradicteur le plus remarqué, en se définissant dès le départ comme "le mauvais sujet", et en quelque sorte, "l'eurosceptique", celui qui comme beaucoup d'Européens transmet le « message de ceux qui n'y croient plus ». La question de départ à propos de laquelle il est intervenu est la suivante : L'UE peut-elle faire baisser la pression de la mondialisation?". Le modèle de l'Europe défini comme une prospérité économique a eu ses heures de gloire, mais cette époque a disparu, "le libre-échange au stade actuel est un système perdant/perdant pour tout le monde, c'est-à-dire tout à fait autre chose que ce que l'on pensait". Ses réponses : il invente une nouvelle forme de protectionnisme européen :"Dans le protectionnisme, il n'y a pas l'idée de repli. Il y a l'idée de relance. Si vous êtes protégé, vous pouvez relancer les salaires à la hausse. Vous pouvez donc relancer l'ensemble de la machine et, d'ailleurs, dans un stade suivant, vous pouvez même relancer les échanges d'une façon plus efficace et différente". Inutile de dire que ses positions sont loin d'avoir fait l'unanimité, on peut lui reconnaître le mérite d'avoir suscité de nombreuses réactions, et surtout d'interroger les causes du manque d'enthousiasme ressenti par les Européens pour la construction de l'Union Européenne.

- Sandro Gozi, député du parti démocrate italien. Il s'est opposé farouchement à Emmanuel Todd, et s'est intéressé plus particulièrement à la zone euro. Sa proposition : la création de l'Union économique et monétaire, qui permettrait de mieux gérer la dépense publique et de promouvoir des préférences collectives. Pour accroître le bien-être des peuples, il convient de ne plus confondre les objectifs et les instruments, ce qui est le cas pour l'Euro, qui ne devrait être considéré que comme un moyen, et qui n'est pas une fin en soi. Pour répondre à la "mondialisation galopante", il faut créer une dynamique pro européenne avec une politique économique commune. "L'Europe n'est pas allée au bout de sa logique. Elle n'a pas voulu devenir autre chose qu'une puissance normative. Cela est vrai, nous le savons en politique étrangère. Cela est d'autant plus vrai en politique économique".  

2ème table ronde : l'Europe dans le monde.  

Question : quels projets doit défendre l'Europe pour peser dans le Monde?  

En réponses : quelques perspectives.

- Jean-Luc Domenach, sinologue. Partant du constat qu'il subsiste de grandes incertitudes concernant les croissances asiatiques, il suggère l'idée d'une politique européenne collective qui adopterait un discours unanime au niveau international. En effet, l'Europe a été jusqu'à présent totalement inefficace en Asie, et a encore quelques difficultés à comprendre les enjeux de la situation asiatique; en choisissant parmi les pays européens un chef de file pour travailler sur ces différentes questions (l'Allemagne serait la mieux placée pour la Chine par exemple), l'Union Européenne trouverait enfin une nouvelle approche qui susciterait une meilleure compréhension des débats liés à l'Asie, et par conséquent une réponse adaptée.

- Marcel Mazoyer, ancien Président du Comité des programmes de la FAO, a abordé le thème de la crise alimentaire, qui dure depuis la seconde guerre mondiale. La production alimentaire, ayant augmenté plus vite que la population, cela n'a pas empêché la croissance parallèle de la pauvreté. Les inégalités sont particulièrement remarquables non seulement dans l'accès à la nourriture, mais aussi dans l'agriculture, car les moyens à disposition des exploitants sont loin d'être équitables . "Sur ce milliard de personnes qui travaille strictement à la main, déduction faites de ceux qui ont pu acheter des tracteurs ou des animaux de travail, une bonne moitié n'a même pas les moyens d'acheter des semences du commerce -tant décriées, mais tout de même parfois utiles- des engrais, des pesticides... Ces personnes cultivent au maximum un hectare et produisent au maximum 10 quintaux de céréales, l'équivalent d'une tonne de céréales à l'hectare. C'est cela le vrai tableau. " L'Union Européenne devrait exiger que les produits africains soient payés au coût de la production.

- Eva Joly, conseiller spécial anti corruption et anti blanchiment au NORAD, est sans aucun doute l'intervenante qui a suscité le plus d'enthousiasme, si l'on se réfère à la standing ovation qui a suivi son discours. Elle a souhaité lors de cette Convention, traiter des liens entre le problème migratoire et le développement. Après avoir rappelé à quel point les peuples qui détiennent les ressources en sont privés suite au pillage des puissants, elle demande une interdiction d'accès à nos centres financiers à tous ceux qui pillent leur pays, et parallèlement, elle déplore l'opacité des paradis fiscaux qui permettent de dissimuler l'argent et d'éviter de payer des impôts. Les justices nationales sont impuissantes pour traiter tous les flux illicites, il est donc urgent de créer une justice pénale européenne. L'Europe doit prendre ses responsabilités pour construire un monde meilleur. La question de l'opacité des paradis fiscaux "est aussi importante que l'était la question de l'abolition de l'esclavage il y a 200 ans".

- Tom Brake, député libéral-démocrate britannique, s'est exprimé sur l'aide aux pays en voie de développement. Son idée phare qui a eu le plus d'impact concerne son projet d'encourager les réformes politiques dans les pays en voie de développement, et sur le modèle de la fondation de la démocratie de Westminster , il appelle à travailler avec des partis frères" (donc démocrates) dans ces pays en accompagnant la formation des militants.   Marielle de Sarnez a ensuite conclu ses deux tables rondes en appelant les militants à retrouver le sens profond de l'engagement européen. Nous devons nous appuyer sur nos valeurs, et promouvoir une vision nouvelle du monde. Démocratie et Droits de l'Homme sont nos bases.

Ces interventions ouvrent les débats, les militants possèdent donc une première base de travail afin de démarrer le chantier de la "renconstruction profonde" de l'Union Européenne appelée par Bayrou.

Pour compléter : la totalité des interventions de la Convention sur le site du Mouvement Démocrate :

http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/convention-europe-080608/index.html

Discours de François Bayrou, remarquable : http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/convention-europe-080608/convention-europe-cloture/2-bayrou-convention-europe-cloture-080608.html

06.06.2008

Bayrou au Liban

Charles Jaigu, Le Figaro
04/06/2008      

Vol spécial pour Beyrouth : ce n'est pas le titre du prochain SAS, mais la dernière initiative de Nicolas Sarkozy. L'Élysée a confirmé mardi, comme le soulignait le journal Le Parisien, que le président de la République avait invité les patrons des grandes formations politiques à le rejoindre au Liban pour assister, samedi, à l'investiture du nouveau président libanais Michel Sleimane. «C'est une première dans l'histoire de la diplomatie française», s'enorgueillit l'Élysée. François Hollande (PS) et Marie-George Buffet (PCF) pour la gauche, François Bayrou (MoDem), Hervé Morin (Nouveau Centre), Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin pour l'UMP seront donc du voyage, samedi matin, pour un retour prévu dans la soirée.François Fillon, quant à lui, rejoindra vendredi soir Nicolas Sarkozy à Athènes, où le chef de l'État aura passé une partie de la journée, en préparation de la présidence française de l'Union européenne. Les deux hommes dîneront ensemble dans la soirée, selon une source élyséenne. Avant de repartir le lendemain pour Beyrouth dans deux avions séparés, comme le veulent les règles de sécurité qui interdisent que les deux têtes de l'exécutif voyagent ensemble.

Le président du MoDem s'est dit conscient de la «tentation toujours présente de récupération politique intempestive» mais n'y croit pas dans ce «moment d'espoir pour le Liban après beaucoup de désespoir».«J'avais posé plusieurs conditions, dont celle que cette invitation se situe en dehors de toute préoccupation de politique intérieure et qu'elle s'adresse à tous les partis représentés au Parlement», a précisé, de son côté, François Hollande.

17.05.2008

Un concentré de particules...

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Hervé Morin, a été élu sans surprise président du Nouveau Centre, samedi 17 mai à Nîmes, lors du congrès constitutif du parti. Le ministre de la défense a été élu par 87 % des suffrages exprimés (2 705 au total) contre 13 % pour l'autre candidate, Mireille Benedetti.

Près d'un an après avoir été lancé par les députés UDF qui ont fait le choix de soutenir Nicolas Sarkozy, plutôt que de suivre François Bayrou dans la création du MoDem, le Nouveau Centre est désormais en mesure d'être "le pôle attractif" qui va attirer "toutes les particules centristes", a estimé M. Morin. L'ambition du parti est de reprendre la place qui était celle de l'UDF en rassemblant "le centre et le centre droit".

Plusieurs personnalités centristes étaient venues à Nîmes afficher leur soutien au Nouveau Centre, dont Jean-Marie Cavada et Eric Besson. Le député Thierry Benoit, élu sous l'étiquette MoDem, mais aujourd'hui en froid avec François Bayrou, était également présent. Selon lui, il faut mettre fin "à la cacophonie du centrisme français".

Le Nouveau Centre, qui compte 22 députés, voudrait désormais obtenir le ralliement de sénateurs centristes, dont la plupart n'ont pas voulu choisir leur camp entre le MoDem de François Bayrou et le Nouveau Centre. Hervé Morin n'exclut pas de présenter des candidats face aux sénateurs centristes qui refuseraient le rassemblement autour de son parti.

Enfin, la jeune formation politique a du renoncer à se rebaptiser "Solid" - pour "Social, libéral, démocrate" - des doutes s'étant exprimés sur une appellation jugée"trop ébouriffante" par certains élus NC. La décision a été repoussée au mois de septembre. Un responsable du Nouveau Centre a expliqué que le changement de nom devrait faciliter les efforts du parti pour attirer les centristes qui hésitent encore à le rejoindre, le nom actuel rappelant trop la rupture dramatique avec François Bayrou après la présidentielle.

14.05.2008

Conférence de presse de F. BAYROU

François Bayrou a convoqué une conférence de presse à la suite du premier Conseil National du Mouvement démocrate. Il y a notamment annoncé la collégialité dans les présidences des mouvement départementaux, puis s'est exprimé sur d'autres sujets de la vie politique française (minorités linguistiques en France...).

13.05.2008

Conseil National

Demain matin aura lieu le premier conseil national de l'histoire du Mouvement Démocrate.

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Nos quelques 300 conseillers nationaux (petit rappel : nous en avons, ils ont été élus discrètement en début d'année au dernier moment, sans transparence, sans préparation et sans campagne réelle...) devront, entres autres (questions d'actualités, élections européennes...), adopter le règlement intérieur. De nombreuses moutures et amendements ont circulé ces derniers jours et nous ne pouvons aujourd'hui qu'espérer un débat riche et constructif pour l'avenir du Modem.

Les conseillers nationaux auront la responsabilité d'assurer au mouvement un cadre serein. Je souhaite que nos conseillers prennent toute la mesure de la responsabilité qui leur incombe. Le conseil ne doit pas être une chambre d'enregistrement mais un lieu vivant où pourront s'exprimer tous les espoirs des militants.

A la suite des débats et votes, François Bayrou tiendra une conférence de presse.

L'avenir de notre mouvement est entre leurs mains...

Alea jacta est

17.04.2008

"Il n'y a plus aucune ambiguïté"

Les partisans d'un retour à l'UDF minoritaires lors d'une réunion autour de Bayrou
AFP 16.04.08 | 22h41

Les partisans d'un retour à l'UDF ont été mis en minorité lors d'une réunion mercredi soir autour du président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou, a-t-on appris auprès des participants.
"Il n'y a plus aucune ambiguïté", a déclaré à l'issue de cette réunion de trois heures le leader centriste, qui a obtenu une "majorité très large" de "19 voix contre 6".

Par ce vote, "nous avons décidé que le Mouvement Démocrate allait continuer à se développer" et qu'il n'y aurait "pas de retour à l'UDF historique", a-t-il dit devant la presse.

Le bureau de l'UDF (26 membres au total) a été constitué lors de la fondation du MoDem, en décembre 2007, pour veiller aux intérêts "juridiques, matériels et moraux" de l'UDF pendant une période transitoire de trois ans.

Il y avait ces derniers temps "une campagne autour de l'idée que le MoDem pourrait voir un certain nombre de ses membres recréer l'UDF, et même on racontait que le MoDem pourrait se voir dépossédé par cette manoeuvre de son siège et de son financement", a ajouté M. Bayrou.

Là aussi, "nous avons fait voter, et à une majorité plus large encore avons décidé qu'il n'y avait pas de problème" de patrimoine et de financement public, a-t-il dit.

"Le financement public ira au Mouvement démocrate" et en ce qui concerne le siège, qui "appartient à l'UDF dont je suis président, il y aura une convention qui va édicter les règles", a-t-il souligné, précisant qu'il y aurait "d'autres réunions" concernant ces questions de patrimoine.

M. Bayrou a réaffirmé son opposition aux "partis à courants", précisant que dans la motion qu'il soumettra avant l'été au vote des quelque 60.000 adhérents du MoDem, "il y aura cette idée d'un parti unitaire".

Cette opposition aux courants concerne également Cap 21, membre fondateur du MoDem et présidé par Corinne Lepage, qui a jusqu'à présent conservé une existence politique.

"Nous avons eu une très large discussion, qu'on peut qualifier de franche. Il faudra que nous nous revoyons", a pour sa part indiqué brièvement M. Arthuis, le visage tendu, à sa sortie.

Parmi les nostalgiques de l'UDF, le chef de file des sénateurs centristes et trésorier du MoDem Michel Mercier, le sénateur Philippe Nogrix et le député européen Thierry Cornillet étaient également présents mercredi soir
.

15.04.2008

Réaction de C. Lepage

... à la conférence de F. BAYROU du 14 avril : reconnaître des droits aux militants...

F. Bayrou, enfin !


Déclaration de François Bayrou (seul le prononcé fait foi) : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui. Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée. Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui.

Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».

La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.

Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.

Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.

Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.

Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…

Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.

Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.

Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.

Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.

Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.

Si cette manœuvre réussissait, cela voudrait dire que les Français seraient à l’avenir condamnés à choisir à tous coups, entre l’UMP et le PS, l’UMP et ses satellites et le PS et ses satellites.

Il n’y aurait donc plus de recours pour tous ceux qui estiment qu’il peut arriver, et qu’il arrive souvent, que l’UMP et le PS se trompent tous les deux !...

Il n’y aurait plus de solution, plus d’espoir, pour tous ceux qui pensent, qui savent, qu’un grand pays  moderne, avec sa complexité, dans les temps si bouleversants , si bouleversés que nous vivons, ne peut pas avoir, pour son avenir, le choix qu’entre deux options.

Cela n'existe d'ailleurs dans aucun pays du monde.

(...) la suite : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-confer...