10.09.2008
La France touchée...
La France touchée à son tour par les turbulences qui secouent le marché immobilier...
2008-09-10 18:08:58
PARIS (AFP)
Les ventes de logements anciens dans les grandes villes de province ont baissé de 25% durant le premier semestre, selon les notaires, preuve aux yeux des professionnels du secteur que la crise immobilière en France, après avoir touché le neuf, est plus grave que prévu.
"Cette baisse très substantielle des volumes dans l'ancien sur toutes les grandes métropoles de province est de l'ordre en moyenne de 25%" par rapport aux six premiers mois de 2007, écrit Me Pierre Bazaille, auteur de cette note du Conseil supérieur du notariat publiée mercredi.
Cette chute ramènerait les volumes de vente au niveau des années 1993-1994.
L'ampleur de la baisse varie d'une ville à l'autre: 30% à Marseille mais 15% à Lyon et Toulouse.
"Cette différence s'explique par le dynamisme démographique de ces deux métropoles qui entraîne une demande plus importante de logements", a expliqué Me Bazaille à l'AFP.
Les notaires d'Ile-de-France avaient déjà annoncé, le 25 août, une chute importante des volumes de ventes de logements anciens dans leur région. Pour les derniers mois considérés (33.800 ventes entre les mois de mars et mai 2008), cette baisse était en moyenne de 14% en Ile-de-France par rapport à la période correspondante de 2007, avec des variations de -20% pour Paris a -8% pour le département de l'Essonne.
"Après l'annonce de baisse des ventes de logements neufs en France de 30% pour les six premiers mois de 2008, on est passé dans la deuxième phase de la dégradation de l'activité, surtout que les mois d'été ont été catastrophiques pour l'activité", analyse Michel Mouillart, professeur d'économie à Paris X Nanterre.
Pour M. Mouillart, "la crise est immobilière, plus seulement de financement du crédit, et devrait être beaucoup plus importante que dans les années 90 car la chute de l'activité devrait être sur l'ensemble de l'année de 20% alors qu'au début de l'année on ne prévoyait qu'une chute de 10% à 15%".
La contagion de la crise touche également désormais les prix.
Ainsi la Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) a publié mercredi son indice mensuel du mois d'août qui fait apparaître un nouveau recul pour les logements anciens de 1,5%, qui touche aussi bien les appartements (-1,9%) que les maisons (-1,1%) et qui ramène l'indice au niveau de la fin 2006-début 2007.
La tendance annuelle des prix ne montre plus qu'une faible croissance (+0,8%) après une baisse au cours des trois derniers mois (-0,5%).
"C'est un ralentissement très net", reconnaît le président de la FNAIM, René Pallincourt, qui réfute pourtant toute idée de crise "comparable aux années 90". Car, selon lui, il n'y pas eu comme à cette époque constitution d'un "marché spéculatif" avec la construction de nombreux logements neufs qui seraient vides, à part dans quelques villes de province.
Mais, pour Me Bazille, "les vendeurs préfèrent différer la vente de leurs biens car ils ont de la difficulté de trouver des financements pour acheter des logements plus grands ou plus chers, ce qui contribue à l'atonie du marché".
"Si la situation devrait perdurer, certaines études notariales, malgré leur solidité proverbiable, seraient obligées de ne pas remplacer les départs à la retraite voire d'opérer des compressions de personnel", avertit Me Bazaille.
Cette crise pourrait aussi avoir des conséquences inattendues pour les communes et les conseils généraux qui ne les ont pas prévues dans leurs budgets.
"La baisse des transactions, et des taxes qui s'y rapportent, va affecter les finances locales", prévient Me Bazaille.
22:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immobilier, france, baisse, afp, notaire, marché, vente
08.08.2008
Assis ! debout ! couché...
A l'occasion de la promenade de notre président parti saluer ses amis maoïstes libéraux, je me posais des questions quant aux efforts déployés afin de vendre 3-4 airbus, transférer une usine airbus, transférer notre technologie civile nucléaire et permettre à Carrefour d'ouvrir quelques magasins... etc...
Certains s'inquiètent des tensions entre la France et la Chine qui peuvent s'exacerber lorsque nous nous inquiétons du respect inexistant des droits de l'homme en Chine. Les inquiétudes sont notamment économiques...
Mais que risquons nous ? Un affaiblissement de nos exportations mais aussi et surtout de nos importations... et ?
Sur les cinq premiers mois de l'année 2007 :
exportations : + 11,5%
Importations : + 14,4%
Déficit commercial : 1 milliard d'Euros : + 15% (par rapport à la même période en 2006)
Le déséquilibre est de plus en plus grand dans un marché tronqué par des devises sous évaluées. Doit on raisonnablement continuer à baser notre économie nationale sur ce modèle ? Ne devrions nous pas regarder comment cela se passe de l'autre côté du Rhin ? Peut être devons revoir nos accords bilatéraux avec la Chine... celui ci étant le plus déficitaire que la France entretienne.
2008-08-08 17:19:13
PEKIN (AFP)
Le président français Nicolas Sarkozy a cherché à consolider la relation franco-chinoise vendredi à Pékin, tout en affirmant avec insistance avoir longuement abordé la question des droits de l'Homme afin d'apaiser la polémique en France autour de son voyage.
"La page du malentendu est tournée", après les vives tensions entre la Chine et la France autour de la question tibétaine, a assuré l'Elysée en marge du déplacement de M. Sarkozy pour la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques.
L'entourage de M. Sarkozy a souligné que le président chinois Hu Jintao l'avait longuement remercié de sa présence à Pékin.
Après un long suspense, le président français avait finalement annoncé en juillet sa venue, après un moment avoir conditionné ce déplacement à l'amélioration de la situation au Tibet.
M. Hu l'a également remercié des récents propos tenus dans un entretien aux médias chinois, qui "contribuent à l'amitié et à l'amélioration des relations", selon un conseiller élyséen.
Dans cet entretien, M. Sarkozy célébrait "l'amitié historique, indéfectible et inébranlable" entre Paris et Pékin, à qui il décernait même une "médaille d'or" pour l'organisation des JO.
Mais vendredi, le président a assuré avoir "longuement" et "extrêmement franchement" abordé la question des droits de l'Homme avec M. Hu, tentant de contrer le feu de critiques en France contre sa visite.
Après la gauche et les organisations des droits de l'Homme, la presse française a raillé M. Sarkozy, contraint finalement d'"aller à Canossa" "malgré ses fanfaronnades".
Les droits de l'Homme ont été évoqués de manière générale, "sans rentrer dans le détail, nom par nom" de prisonnier politique chinois, a affirmé l'Elysée, précisant qu'ils avaient occupé près d'un tiers de l'entretien.
"La position du président est parfaitement cohérente. On accompagne la Chine sur les droits de l'Homme, mais on a un dialogue sans concession", a déclaré son entourage.
Comme promis, l'Elysée a confirmé avoir remis deux listes de noms de prisonniers chinois, l'une au nom de la France l'autre de l'UE, aux dirigeants chinois.
L'annonce cette semaine que M. Sarkozy ne rencontrerait pas le dalaï lama, en visite en France du 11 au 23 août, avait avivé la polémique.
Son entourage a démenti vendredi toute "volte-face" et M. Sarkozy lui-même a assuré qu'il rencontrerait le chef spirituel tibétain sans doute avant la fin de l'année.
"Le dalaï lama n'a pas demandé à me voir pendant les Jeux", a-t-il déclaré à la presse. "Ne soyez pas plus dalaï lama que le dalaï lama lui-même! J'aurai l'occasion de le rencontrer".
Le Bureau du Tibet à Paris avait expliqué jeudi que le dalaï lama ne souhaitait pas rencontrer M. Sarkozy lors de sa visite à Paris, les dates coïncidant avec les JO de Pékin qu'il a soutenus "de manière constante et cohérente".
20:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, chine, commerce, deficit, sarkozy, jo, droits de l homme
14.07.2008
Joyeux 14 juillet
10:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 14 juillet, fête nationale, france, europe
11.04.2008
Pékin Express
Lundi dernier Paris était aux ordres du gouvernement chinois...
Peut-être, comme moi, avez-vous eu des frissons en regardant le reportage d'Envoyé Spécial sur le passage de la flamme olympique en France.
La liberté d'expression ne doit pas être mise entre parenthèses pour le plaisir d'états non-démocratiques.
19:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : flamme olympique, parcours, paris, france, envoyé spécial, france 2, reportage
03.04.2008
François Bayrou contre...
un retour de la France dans les instances militaires intégrées de l'OTAN
Le Monde, 01 avril 2008
"François Bayrou est convaincu, de son côté, que, si la France renonçait à son "autonomie de jugement" au sein de l'Alliance atlantique, "l'ensemble de l'Europe se trouverait en situation d'alignement" sur Washington. En restant en dehors de la structure militaire intégrée de l'OTAN, la France dispose "d'une voix libre, capable, comme on l'a vu en Irak, de résister à un certain nombre de pressions et de choix stratégiques qui ne sont pas les nôtres", assure-t-il. M. Bayrou rejoint les socialistes lorsqu'il souligne "ne pas voir" quelles garanties les Américains seraient susceptibles d'apporter en matière de progrès de la défense européenne."
00:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francois bayrou, france, otan, le monde
23.02.2008
Le droit du sol en danger
Christian ESTROSI, secrétaire d'Etat à l'outre mer, nous invente "l'exception de nationalité". La république n'est pas une et indivisible, tout le monde l'avait déjà remarqué, mais là il s'agit d'un des principes fondamentaux. Ce principe d'acquisition de la nationalité française par le droit au sol est une fierté pour la France. En effet, il permet à ceux qui se reconnaissent en elle, en ses valeurs, d'où qu'ils viennent, de pouvoir devenir un de ses "enfants".
Mayotte est une partie lointaine de la France, où de nombreux comoriens fuyant l'insécurité politique (Anjouan) et économique, viennent vivre. De nombreuses comoriennes viennent accoucher à Mayotte pour les bonnes conditions de prise en charge et pour la possibilité qu'aura l'enfant de choisir la nationalité française.
Alors oui, il y a de nombreux clandestins à Mayotte.
Est-ce une raison de remettre en cause l'acquisition de la nationalité sur une partie du territoire national ? Et puis après, la même chose en Guyane ?
Ce ne sont pas les principes fondamentaux de la république qui sont à remettre en cause...
Si il y a trop de clandestins à Mayotte peut être faut-il améliorer la surveillance maritime autour de l'île? Augmenter les effectifs affectés à cette surveillance ? Ou, en partenariat avec les Comorres, assurer à ces dernières une aide au développement conséquente.
10:50 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droit du sol, france, comorres, christian estrosi, mayotte, guyane






