30.05.2008

Orages


 
Vendredi 30 mai 2008, 17h10 | AFP

De violents orages en Alsace ont perturbé le numéro d'appel des pompiers, le 18, coupé des axes secondaires et provoqué des coulées de boue dans ses villages du Bas-Rhin.

De violents orages en Alsace ont perturbé le numéro d'appel des pompiers, le 18, provoqué d'importantes coulées de boues et perturbé le trafic routier, mais aussi ferroviaire, a-t-on appris auprès de la préfecture et des services d'urgence.

Alors que des orages se poursuivaient dans la région en fin d'après-midi, ceux de la nuit de jeudi à vendredi ont provoqué des coulées de boues et des inondations dans de nombreuses communes, les secteurs les plus touchés étant les villages de Mommenheim et d'Eckwersheim, mais aussi la communauté urbaine de Strasbourg.

Vers minuit, la foudre a mis hors service les lignes d'appel du 18, qui sont restées inaccessibles pendant un peu plus d'une heure, tandis que les demandes d'intervention étaient répercutées aux pompiers par les autres services d'urgence.

La foudre a également mis le feu à une maison d'habitation inoccupée à Molsheim.

La station souterraine de tramway à la gare de Strasbourg a été inondée par les eaux pluviales et a été impraticable durant plusieurs heures, avant d'être rouverte au trafic peu avant dix heures du matin. Des bus de substitution avaient dû être mis en place.

Le trafic ferroviaire a également été fortement perturbé, notamment sur la ligne reliant Strasbourg à Sarreguemines (Moselle), où les voies ont été recouvertes par une trentaine de centimètres de boue, a précisé la SNCF. Dans les gares où les souterrains ont été inondés, des cheminots ont été mobilisés pour aider les usagers à traverser les voies.

Du côté des axes routiers, les départementales D242 et D421 étaient impraticables vendredi matin, en raison notamment de chutes d'arbres. Les pompiers ont effectué environ 400 interventions dans la nuit de jeudi jusqu'à vendredi matin, notamment des opérations de nettoyage des chaussées et de pompages de cave.

L'après-midi, les pompiers continuaient à traiter un important nombre d'appels. De nouveaux orages étaient annoncés pour le début de la soirée.

Passage de l'orage suivi par Météorage

25.05.2008

Un peu de libéralisme ?

Et l'humanisme dans tout çà ? 

2008-05-25 16:54:05
PARIS (AFP)

Le duel pour la direction du PS est lancé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, qui ont ouvert les hostilités sur le "libéralisme", mis en avant par le maire de Paris, et la "démocratie participative", thème cher à l'ex-candidate à la présidentielle.

Les deux principaux prétendants à la succession de François Hollande -même si M. Delanoë n'a pas officiellement fait acte de candidature- ont manifestement décidé de se rendre coup pour coup dans la perspective du Congrès de Reims, en novembre.

Dans son livre, "De l'audace!", publié quelques jours après l'entrée en lice surprise de Mme Royal, le maire de Paris a le premier ciblé son adversaire en raillant le concept de démocratie participative, au coeur de sa campagne présidentielle.

"On ne peut pas se contenter de recueillir les avis, il faut donner le sien. Ce sont les limites de la formule +votre projet sera le mien+", écrit-il.

Surtout, il a jeté un pavé dans la mare au sein du PS en se proclamant "socialiste ET libéral" et en estimant que "le libéralisme est d'abord une philosophie politique de la liberté".

Mme Royal lui a répondu dès samedi, à peine achevée la réunion des partisans du maire de Paris à La Mutualité. Le mariage entre libéralisme et socialisme? "Totalement incompatible!", a-t-elle assené.

Elle a développé son propos dimanche sur Canal+, en lançant, tout en se défendant de vouloir "caricaturer" M. Delanoë: "je ne pourrais jamais dire comme a dit Bertrand Delanoë +je suis libéral+. Le mot libéralisme est le mot de nos adversaires politiques et je crois que le socialisme a déjà intégré tout l'héritage des libertés individuelles".

"Les socialistes ne sont pas pour le social contre l'économique, ils pensent que l'un ne va pas sans l'autre. (Mais) réhabiliter ce mot de libéralisme, non! (...) En France, il est tellement chargé et tellement synonyme de capitalisme débridé et de dégâts", a-t-elle ajouté, citant trois fois Jean Jaurès, avant de lâcher: M. Delanoë "peut peut-être évoluer, se rendre compte aussi" de ça.

La présidente de Poitou-Charentes a regretté aussi que son adversaire "tourne en dérision" son concept de démocratie participative, mais elle "ne renonce pas à convaincre tous ceux qui n'ont pas encore compris jusqu'où on pouvait aller pour améliorer l'efficacité de notre système grâce à la démocratie, notamment participative".

Le camp Delanoë a répliqué dimanche par la voix de l'eurodéputé PS Harlem Désir. "On a un peu de mal à suivre Ségolène Royal qui affirme +qu'être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible+ alors qu'elle déclarait il y a quelques semaines que le +libéralisme politique est depuis l'origine indissociable du socialisme démocratique+. Tout cela manque un peu de cohérence", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Dans un entretien au Point, daté du 27 mars, Mme Royal estimait que le "libéralisme politique", "l'autre nom de la démocratie", est "depuis l'origine indissociable du socialisme démocratique". Mais, ajoutait-elle, "si vous appelez libéralisme cette idéologie du +laisser-faire, laisser-aller+", "alors (...) le socialisme ne mange pas de ce pain-là".

L'UMP a fait ses choux gras de ces querelles sémantiques en estimant dimanche que "ce débat montre juste une chose: l'incapacité du parti socialiste de s'extraire des débats idéologiques".

21.05.2008

Xénophobie "en plein jour"

La violence et la haine de l'autre dans les rues sud africaine... L'Etat tente de juguler la crise en déployant l'armée.

2008-05-21 19:06:24
JOHANNESBURG (AFP)

Le président sud-africain Thabo Mbeki a autorisé mercredi le déploiement de l'armée en renfort de la police, pour enrayer les violences xénophobes qui ont fait, selon un nouveau bilan de la police, 42 morts et plus de 16.000 déplacés dans et autour de Johannesburg.

Le chef de l'Etat "a approuvé une requête des services de la police sud-africaine (SAPS) pour l'implication de la Force de défense d'Afrique du Sud (SANDF) afin de faire cesser les attaques en cours contre les étrangers dans la province du Gauteng", où se trouvent Johannesburg et Pretoria, a déclaré la présidence dans un communiqué.

Interrogé sur la signification du mot "implication", un porte-parole du président Mbeki a précisé: "cela signifie le déploiement de l'armée".

La présidence a ajouté dans son communiqué que davantage de précisions seraient données ultérieurement par l'armée et par la police.

La porte-parole de la police nationale, Sally de Beer, a déclaré que le déploiement de militaires faisait suite à "une requête de la SANDF pour nous assister".

"Nous n'envisageons pas qu'ils procèdent à des opérations de police, mais plutôt qu'ils nous renforcent", a-t-elle ajouté.

Les violences contre les immigrés, qui ont débuté le 11 mai dans le township d'Alexandra, à Johannesburg, se sont propagées à d'autres régions du pays, la police faisant état mercredi d'attaques dans les provinces du KwaZulu-Natal (sud-est) et du Mpumalanga (est).

Des bandes de Sud-Africains, munis de machettes et d'armes à feu, ont attaqué des immigrés dans les quartiers les plus pauvres de Johannesburg et sa banlieue. Plus de 16.000 personnes ont fui, se retrouvant pour la plupart sans abri.

Des policiers d'élite ont été envoyés sur place pour tenter de contrôler la situation, mais après plusieurs appels en ce sens, le président sud-africain Thabo Mbeki a autorisé mercredi le déploiement de l'armée.

02.05.2008

L'AFP cette dangereuse insoumise

Depuis quand les politiques sont-ils des rédacteurs en chefs ? 

2008-05-02 17:18:45
PARIS (AFP)

L'un des porte-parole de l'UMP a écrit jeudi au PDG de l'AFP pour se plaindre que l'agence n'ait pas traité un communiqué dans lequel il attaquait le PS et Ségolène Royal.

Dans sa lettre, rendue publique par le service de presse de l'UMP et diffusée auprès de nombreux médias, Frédéric Lefebvre évoque une "attitude engagée (qui) n'est pas acceptable", estimant que "s'il s'était agi d'un autre candidat à la présidentielle le traitement de l'information n'aurait pas été le même".

Dans son communiqué, M. Lefebvre revenait sur la condamnation en appel de Ségolène Royal dans un procès intenté par deux ex-collaboratrices, s'étonnant qu'elle "ne se soit toujours pas exprimé sur sa condamnation" et demandant au PS "d'annoncer les sanctions qu'il n'a pas pu ne pas prendre" contre elle.

"L'affaire de la condamnation de Mme Royal a été largement traitée sur les fils de l'AFP, qui ne saurait par ailleurs répercuter systématiquement les très nombreux communiqués qu'elle reçoit. Le choix de traiter ou pas un communiqué dépend de sa valeur informative", a souligné la direction de l'agence.

Outre la condamnation proprement dite, le service politique de l'agence a accordé une large place aux réactions de Mme Royal, du PS et de l'UMP.

L'AFP a largement couvert une conférence de presse à laquelle participait d'ailleurs M. Lefebvre, ainsi qu'une demande de démission de Ségolène Royal de la présidence de la région Poitou-Charente, formulée par Jean-Pierre Raffarin.

Le service politique de l'AFP a estimé que le communiqué de M. Lefebvre, plus de quinze jours après les faits, n'apportait pas d'éléments nouveaux.