26/01/2013

Réaction du PRG 67 à la libération de Florence Cassez

Le Parti Radical de Gauche du Bas-Rhin salue la décision de la justice mexicaine de libérer Florence Cassez, et donc de tirer toutes les conséquences des errements de l'instruction.

La question n'est pas de savoir si elle est ou non coupable de ce qui lui est reproché. L'essentiel est que devant cette accumulation de dysfonctionnements, de manipulations, de montages et d'extorsions d'aveux et de témoignages, peu importent les chefs d'accusation : l'accusation a failli dans sa mission d'apporter une preuve valable, acceptable, de sa culpabilité.

Les services de police judiciaire disposent de pouvoirs étendus pour rechercher la preuve et la produire en justice, et peuvent pour cela rentrer dans la vie des gens sans que ceux-ci puissent s'y opposer ; mais le corollaire de ces pouvoirs est une obligation de loyauté dans les moyens employés, et un refus de recourir à la manipulation, au mensonge ou à la pression physique.

L'aboutissement heureux de cette affaire est l'occasion de réaffirmer le droit de l'accusé à bénéficier d'un procès équitable, de droits de la défense non seulement reconnus dans les textes, mais aussi respectés dans les faits. Cette exigence fondamentale, dont la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg est la consécration, constitue le socle de l'Etat de droit et la ligne de démarcation avec les régimes autoritaires.

Écrire un commentaire