31.03.2009
Welcome in another world
Le terrain de la Ganzau réservé aux "anti-Otan" prend forme... et semble surveillé bien discrètement (ou pas).
22:31 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : welcome in another world, village, anti otan, nato, strasbourg, ganzau, égouts
30.03.2009
Otan en emporte le vent !
12:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photo, photographie, nato, otan, parlement, barrière, pmc, rhénus
29.03.2009
101 !!! Bienvenue...!
AFP
29/03/2009 20:16
L'île française de Mayotte, dans l'océan Indien, a décidé dimanche par référendum d'acquérir le statut de département et de s'arrimer un peu plus à Paris, au grand dam des îles voisines des Comores où est dénoncée la "politique coloniale" de Paris.
Sur 58,3% des bulletins dépouillés après la clôture du scrutin à 18H00 locales (15H00 GMT), le oui l'emporte à 94,1% contre 4,6% pour le non, a indiqué la préfecture à Mayotte, ajoutant que le taux de participation sur ces résultats partiels s'élevait à 60,81%.
Les 71.122 électeurs inscrits devaient décider si Mayotte deviendra en 2011 le 101e département français - et le 5e département d'outremer (DOM) - étape ultime d'un processus entamé en 1974, lorsque les Mahorais avaient décidé de rester français, quand les trois autres îles des Comores optaient pour l'indépendance.
Le gouvernement des Comores, avec le soutien de l'Union africaine (UA), considère cette consultation dans un "territoire occupé" comme "nulle et non avenue". Il a constamment mais vainement demandé à Paris de renoncer à un tel projet, qui éloigne encore plus la perspective d'une "réunification" de l'archipel de l'océan Indien.
Environ 500 personnes ont manifesté dimanche à Moroni contre le référendum, défilant de la place de l'Indépendance jusqu'à l'ambassade française, devant laquelle ils ont entonné l'hymne national comorien et brûlé un drapeau français, dénonçant "la politique coloniale de la France aux Comores".
A Mayotte en revanche, tous les partis politiques représentés au conseil général, présidé par le parti majoritaire en France, l'UMP, avaient appelé à voter oui, et une vaste campagne a été menée en français et dans les deux principales langues locales.
Les seules voix discordantes sont venues de dignitaires religieux musulmans, qui dénoncent la disparition progressive de certaines de leurs prérogatives et craignent une "acculturation".
Certaines pratiques culturelles anciennes vont être bousculées en cas de victoire du oui, avec notamment la fin définitive de la polygamie, la disparition du tuteur matrimonial ("wali") et la réduction des attributions du "cadi" (juge musulman).
Sous un ciel bleu et une chaleur accablante, les Mahorais se sont rendus dans les 130 bureaux de vote répartis dans l'île, les femmes drapées dans leur "salouva", grand tissu aux couleurs lumineuses, assorti au "kichali", voile porté sur la tête, et les hommes chapeautés du "kofia", couvre-chef traditionnel que l'on retrouve dans tout l'archipel des Comores.
"Aujourd'hui est un jour important. Nos aînés se sont battus pour rester dans la France. C'est à nous de finir le travail", a expliqué Youssoufou Majouai, 39 ans, devant un bureau de vote du quartier populaire de M'Gombani, dans le centre de Mamoudzou.
Avec un PIB trois fois inférieur à celui de l'île française de la Réunion, mais neuf fois supérieur à ses voisins des Comores, Mayotte espère tirer de nouveaux bénéfices du changement de statut.
"Il faut que les gens aient enfin ici les mêmes droits qu'en métropole", estiment Guillaume Leconte, 28 ans, métropolitain résidant à Mayotte, et sa compagne malgache Fanjia Ratsimandresy, 31 ans.
Mais le rattrapage avec la France sur les aides sociales sera très progressif - sur au moins 20 ans à partir de 2011- tandis que les Mahorais seront soumis à des impôts (taxe d'habitation, taxe foncière) qu'ils ignoraient jusqu'ici.
Les autorités locales ont prévu une grande fête dans la soirée, avec feu d'artifice et groupes locaux, et une scène a été dressée sur le bord de mer, dans le centre de Mamoudzou.
21:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 101, département, mayotte, referendum, départementalisation, comores
28.03.2009
En ce moment... : ambiance
Sur la photo, l'ambiance actuelle à Strasbourg : militaires (et ailleurs police), drapeau "pace" (dans une fenêtre au dessus du tram) et vie quotidienne...
L'article qui suit (du Monde) apporte quelques infos supplémentaires sur le sommet. Mais ce qui est intéressant et très drôle à lire c'est la déclaration de M. RIES qui trouve certains points de la situation en ville "inacceptables". Cela est d'autant plus drôle qu'il a écrit un courrier aux strasbourgeois dans lequel il dit : "j'approuve les mesures de sécurité exceptionnelles mises en place à cette occasion et, notamment, celles concernant la protection de certains sites et la restriction de circulation dans les zones dites "rouges" et "oranges". Ces dispositions sont indispensables...". Les situations actuelles et à venir ne sont pour notre maire que quelques "dsagréments"...
Encore une fois le maire de Strasbourg ne semble pas avoir pris conscience de la situation... et tâtonne.
Le Monde
Les barrières Vauban ont disparu de Paris, et pris le chemin de Strasbourg. Cinq mille barrières métalliques, soit 50 % du stock, ont été prêtées par la préfecture de police pour la protection du Sommet de l'OTAN prévu les 3 et 4 avril, dans la capitale alsacienne. Vingt-huit chefs de l'Etat y sont attendus, dont le président des Etats-Unis Barack Obama. Mais aussi 40 000 à 60 000 manifestants associatifs, politiques et radicaux.
Jamais, pour l'organisation d'un grand événement, le dispositif de sécurité n'avait atteint ces proportions. Depuis le 20 mars, et jusqu'au 5 avril, la France, pour ce 60eanniversaire de l'Alliance atlantique, est sortie de l'espace Schengen et le contrôle aux frontières a été réintroduit. Au total, 11 000 policiers et gendarmes vont être déployés à Strasbourg, dont 85 unités mobiles de maintien de l'ordre - 45 compagnies de CRS sur la soixantaine que compte la métropole et 40 unités de gendarmes, dont certaines rappelées de Guadeloupe -, des effectifs du renseignement, de la police judiciaire, des brigades fluviales, des laboratoires de police scientifique ambulants. Batteries anti-aériennes, murs anti-émeutes, blindés sont prévus. Il y aura même la Garde républicaine avec 75 chevaux ! Trois PC de sécurité seront mis en place.
Le dispositif devrait être confirmé par la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, sur place, lundi 30 mars. Par comparaison, le 60eanniversaire du débarquement en Normandie en 2004, en présence de nombreux chefs d'Etat et de la reine d'Angleterre, avait mobilisé 65 unités mobiles. Le G8 d'Evian en 2003, 60. "La venue d'Obama fait flipper tout le monde", remarque un responsable policier. Les Allemands, co-organisateurs du sommet à Kehl et Baden-Baden, ne sont pas en reste : ils ont annoncé une mobilisation de 14 000 policiers. Certains, d'ailleurs, travailleront sur le territoire français dans le cadre des accords de coopération.
Strasbourg est déjà sur le pied de guerre. Aucun accord n'a encore été trouvé pour le trajet de la manifestation des anti-OTAN. Le village, lieu de rendez-vous traditionnel des altermondialistes où sont attendues 6 000 personnes, a eu toutes les peines à trouver sa place, au sud de la ville. La préfecture avait demandé 20 000 euros de caution aux organisateurs...
Deux zones, rouge et orange, ont été délimitées dans le centre-ville où la circulation sera très réduite. Chaque résident, ou commerçant, devra se munir d'un badge. La police a prévu d'en distribuer 44 000. Les autoroutes A350 et A35 seront bloquées. Treize établissements scolaires vont être fermés, ainsi que 25 terrains sportifs. La collecte des déchets sera modifiée, les marchés annulés, les plaques d'égout scellées !
Un climat de guérilla s'est installé. Déjà, les drapeaux de "l'ennemi" ont été arrachés : les étendards arc-en-ciel des anti-OTAN ont été retirés par la police des balcons. "Je trouve inacceptable que l'on cherche à brider la libre expression des habitants", proteste le maire (PS),Rolan Ries, relayé sur ce point du PCF au MoDem.
Sans parcours officiel encore, la manifestation organisée côté français, avec tout ce que la gauche compte d'associations et de partis politiques, devrait partir du jardin des Deux-Rives. Le cortège allemand, lui, projetait de la rejoindre sur le pont de l'Europe. Voilà pour la partie "officielle". Pour l'officieux, une coordination anti-OTAN, rassemblant la mouvance anarchiste, libertaire et autonome (Fédération anarchiste, Confédération nationale du travail, Alternative libertaire, No Pasaran, Scalp...) se concerte depuis des mois : organisation de stages de désobéissance civile, répétition grandeur nature "d'actions directes non violentes". Une équipe médicale et un bataillon d'avocats (la "legal team") sont déjà mobilisés. Et des conseils fusent : "Apprends à reconnaître les différents types de flics... Ecris-toi sur le bras le numéro de la legal team... Evite de prendre ton téléphone plein de contacts - merci pour les camarades..." La consigne finale est passée sur Internet : "risque légal faible (...) risque de garde à vue haut."
"On a bien compris que le gouvernement voulait jouer la confrontation physique, on utilisera d'autres armes", dit un militant. Dix à vingt actions de blocage sont envisagées avec l'espoir de pénétrer dans les zones interdites. "Ça va être beaucoup improvisé par des petits groupes selon la théorie du chaos", annonce Xavier Renou, du mouvement des Désobéissants. La police s'attend à tout. Certains responsables ont même évoqué de folles actions telles que la coloration symbolique du Rhin...
12:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sommet, otan, nato, strasbourg, roland ries, protection, situation
27.03.2009
Le blocage
Par LEO SERFATI,
Je suis un jeune militant du Modem, étudiant en droit. Je me posais la question de savoir quelle position avait le Modem sur la question du blocage et je pensais qu’il pourrait être intéressant d’en débattre, surtout chez les Jeunes démocrates. Je propose d’ouvrir le débat en donnant mon avis.
D’un point de vue général, je pense que le blocage n’est pas un moyen de contestation comme un autre tel que les manifestations. Je suis totalement pour les manifestations qui sont un moyen démocratique de s’exprimer dans un pays où les mandats des élus sont représentatifs et pas impératifs. Les manifestations sont donc un bon moyen pour le peuple de montrer son mécontentement et de faire passer un message à ses représentants. De plus, si elles sont bien encadrées, il n’y a pas de dégâts et elles n’engendrent qu’une petite gène de la circulation. Quant à la grève, je suis aussi pour même si cela est déjà plus gênant pour les usagers des services publics. Je pense qu’un service minimum est utile dans les secteurs les plus importants comme dans celui de la santé mais pas dans tous, sinon la grève perdrait ses effets. N’oublions pas que le droit de grève est inscrit dans la constitution.
Photo : Lucia D'Apote
Mais le blocage des universités va à l’encontre de la liberté d’étudier car il empêche tous les professeurs de faire cours et tous les étudiants d’assister aux cours tandis qu’une grève laisse le choix aux professeurs de faire cours ou pas. C’est pour cela que, dans des circonstances « normales », j’aurais été plutôt contre. Mais je pense que nous ne sommes pas dans des circonstances « normales » : le gouvernement actuel n’a rien à faire des revendications des professeurs et des étudiants. Les gouvernements précédents étaient plus sensibles aux revendications du peuple. Il faut donc des moyens plus « adaptés » pour faire comprendre à ce gouvernement qu’il n’est là que pour servir le peuple et qu’il doit tenir compte un minimum de nos demandes et qu’il ne doit pas nous prendre pour des imbéciles quand, par exemple, il présente un nouveau décret dont les derniers articles reprennent les mesures que les enseignants-chercheurs rejetaient. De plus, avec un président qui semble gouverner seul et qui fait pression ( encore plus que les précédents ) sur les députés de la majorité pour faire passer ses lois, le Parlement n’a plus une grande utilité. J’ai tendance à penser que, plus le temps passe, moins il y a de démocratie dans notre pays. C’est pour cela que, vu la situation actuelle, je pense que des blocages ponctuels sont nécessaires pour rappeler à M. Sarkozy que la France n’est pas une monarchie et qu’il ne peut pas gouverner seul.
Les évènements du début de la semaine n’ont pas de rapports directs avec le débat sur le blocage mais je pense qu’il est important d’en parler. Lundi après-midi, le blocage de la fac de droit a été voté. Les bloqueurs sont arrivés tranquillement à la fac de droit et ont commencé à bloquer sans déranger le déroulement des épreuves que des étudiants dont moi étaient en train de passer. Après les épreuves, nous avons pu partir sans problème. Le lendemain, dès 7 h du matin, une dizaine d’extrémistes anti-blocage ( extrémistes tout court puisqu’ils étaient là pour « casser du rouge » ) ont essayé de pénétrer violemment dans le bâtiment, ce qui a obligé les bloqueurs à fermer les issues de secours. Ils ont réussi et ont enfoncé les portes d’un amphithéâtre. Plus tard, entre 15 et 16 h, les bloqueurs ont voté le déblocage et sont sortis en nettoyant les amphithéâtres avant de partir. A la sortie, une ou deux centaines d’étudiants en droit les attendait et leur ont craché dessus en les insultant et on a même pu voir quelques saluts nazis. Puis les juristes se sont regroupés sur le parvis de la faculté et ont chanté la marseillaise. A ce moment-là, d’autres étudiants en droit et moi avons ressentis de la honte. Même s’ils étaient une minorité, l’image de la faculté de droit en a pris en coup. Selon moi, les grands vainqueurs de cette « confrontation » sont les bloqueurs qui ont réussi, à cause de l’attitude pitoyable d’une minorité d’étudiants en droit, à rallier des gens à leur cause. J’ai voulu relater ces incidents pour montrer que, comme une partie de gens ont tendance à le penser, ce n’est pas toujours les bloqueurs qui ont l’attitude la plus provocatrice. Je ne vais pas m’étendre sur la « guerre » entre étudiants qui s’en est suivie et qui s’est soldé par le ravage de Marc Bloch mais je pense qu’il faut dénoncer le comportement exécrable que certains juriste ont eu devant l’U. R. S.
19:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : léo serfati, blocage, fac de droit, université de strasbourg, robert schumann, modem, position
26.03.2009
Centre du système d'information Schengen
Le sommet au jour le jour...
Vous ne le savez peut être pas mais le centre du Système d'information Schengen se situe à Strasbourg, à Neuhof village. Le centre stocke un certain nombre de données en provenance de différents pays européens (essentiellement de l'Union) suivant la législation de chacun des pays en question.
Les données conservées sont les suivantes :
- nom et prénom, les alias éventuels étant enregistrés séparément ;
- éventuelles particularités physiques objectives et permanentes ;
- première lettre du second prénom ;
- date et lieu de naissance ;
- sexe ;
- nationalité ;
- port éventuel d'une arme ;
- caractère violent ou non de la personne ;
- raison du rapport ;
- action à prendre ;
- armes perdues, volées ou détournées ;
- documents d'identité délivrés, perdus, volés ou détournés ;
- documents d'identité vierges, perdus, volés ou détournés ;
- véhicules automobiles perdus, volés ou détournés ;
- billets de banque perdus, volés ou détournés.
23:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : système d'information schengen, schengen, strasbourg, sommet, otan, nato, fichier, photo
24.03.2009
No to NATO
Le suivi des préparatifs continue...
"no to Nato" Quelques mots sur un drapeau arc en ciel à une fenêtre donnant droit à une visite de la police !
Le futur sommet de l'Otan aura des répercussions dans tous les domaines :
Fortunes des vitriers, arrachages de cheveux en perspectives pour les syndics et les assureurs face au nombre de dossiers sinistres, égouts noyés, libertés bafouées, arrivage de forces de l'ordre, ville morte, travaux stoppés... et beaucoup d'autres choses encore, négatives... ou positives (publicité mondiale pour la ville...).
et puis peut être 60 000 anti-Otan !
Même au niveau des poubelles :
STRASBOURG (AFP) — Les visites de policiers demandant aux Strasbourgeois d'enlever de leurs fenêtres des drapeaux pacifistes provoquent de vives protestations de citoyens et d'élus qui s'inquiètent d'"atteintes aux libertés publiques", quelques jours avant le sommet de l'Otan.
"Scandaleux et intolérable", selon Daniel-Cohn Bendit, coprésident des Verts au Parlement européen. Atteinte injustifiée à la liberté d'expression, selon le président du Mouvement Démocrate (MoDem) François Bayrou.
"Parfaitement illégal", selon Patrick Wachsmann, professeur de droit public à l'Université de Strasbourg, auteur d'un ouvrage sur les libertés publiques, publié chez Dalloz.
Dans un communiqué, la préfecture du Bas-Rhin a déclaré lundi soir qu'elle n'avait "absolument pas donné de consignes aux policiers pour le retrait" des bannières aux fenêtres de particuliers.
Pourtant ces derniers jours, la police a obligé plusieurs Strasbourgeois à retirer de leurs balcons le drapeau de la paix aux couleurs arc-en-ciel avec la mention "No to Nato" (Non à l'Otan), alors que les mesures de sécurité se font de plus en plus draconiennes dans la ville, avant le sommet de l'Otan, les 3 et 4 avril.
Le Strasbourgeois Christian Grosse a ainsi dit à l'AFP que des policiers s'étaient rendus à son domicile, au début de la semaine dernière, en expliquant avoir reçu l'ordre de demander aux gens d'enlever les drapeaux.
"C'est mon fils qui les a reçus. Ils lui ont dit : +soit vous le retirez, soit on le retire+", a-t-il raconté. Le jeune homme a obtempéré, "mais j'ai raccroché le drapeau dès le lendemain", a poursuivi ce Strasbourgeois qui est aussi membre du secrétariat de la Fédération du parti communiste du Bas-Rhin.
Selon M. Grosse, "plusieurs autres personnes ont reçu la visite de la police à cause de leur drapeau".
Citant le cas de "notre camarade Christian Grosse", la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet a lancé un appel pour "accrocher notre drapeau" partout en France.
"A l'évidence, le Gouvernement aimerait transformer la capitale alsacienne en un véritable bunker, en une ville forteresse ou il serait interdit de pavoise", a-t-elle accusé.
Pour le juriste Patrick Wachsmann, "ces faits sont choquants et constituent une dérive un peu curieuse", car il n'existe aucun texte pénal qui interdit d'accrocher un drapeau à ses fenêtres.
"Si l'autorité administrative procédait à l'enlèvement forcé d'un de ces drapeaux en question, ça serait une voie de fait, c'est-à-dire une illégalité grossière qui serait justiciable par l'autorité judiciaire", affirme l'universitaire.
Patrick Wachsmann trouve même illégales les mesures qui limitent la liberté d'aller et venir dans les "zones rouges" instaurées à Strasbourg pour le sommet de l'Otan.
"N'importe quel Strasbourgeois" pourrait attaquer devant le tribunal administratif la légalité de ces mesures qui imposent aux habitants d'être badgés et contrôlés pour rentrer chez eux, selon lui.
Pour Daniel Cohn-Bendit, "c'est particulièrement ridicule".
"Même (Silvio) Berlusconi, lors du sommet (du G-8) de Gênes, n'avait pas interdit les draps qui pendaient dehors dans les rues à Gênes", a ironisé l'eurodéputé.
Quant au président du MoDem, il juge que "c'est un tort de ne pas respecter la libre expression pacifique". "Je ne vois pas en quoi cela gênait pour rappeler que tout le monde n'est pas d'accord en France avec l'Otan", a-t-il déclaré lundi lors d'un point de presse à Strasbourg.
Le sommet de l'Otan se tiendra à Strasbourg et dans les villes allemandes voisines de Kehl et Baden-Baden, en présence notamment du président américain Barack Obama. Sont aussi attendus pour un contre-sommet entre 30.000 et 60.000 manifestants de quelque 500 collectifs de 23 pays.
To be continued...
21:39 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : otan, nato, drapeau, liberté, anti, repercussions, modem, bayrou
23.03.2009
FB in Strass
François Bayrou est venu ce soir à la rencontre des militants alsaciens...
Périple viticole... Puis rencontre !
L'avantage de ce genre de rencontre, ce sont les petites phrases :
"L'ensemble des listes Modem aux régionales seront des listes indépendantes" ou encore, certains ont quitté le Modem ? "Ce ne sont que des éclipses", c'est une honte de ne pas laisser les gens "s'exprimer" (à propos de la police demandant aux strasbourgeois d'enlever les drapeaux anti Otan de leurs fenêtres)...
Nathalie Griesbeck, Jean François Kahn et François Bayrou ont répondu à l'ensemble des questions des militants... Ce qui était important pour apprendre quelque chose ! En effet, ce n'est pas avec les questions des journalistes que nous pouvions apprendre quelque chose :
Et Stoessel ? Et Merger ? Le pronostique de score ? ...
Bref rien de transcendant...
En tout cas ce soir avec les militants, un François Bayrou militant, volontaire... heureux d'être en campagne !
23:15 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, nathalie griesbeck, jean françois kahn, rencontre, alsace, strasbourg, otan, modem, mouvement démocrate
22.03.2009
Big Brother
On les voit à peine :
Si si, à droite et à gauche de la flèche sur les tourelles...
Et pourtant de nouvelles petites antennes ont fait leur apparition sur la flèche de la cathédrale il y a quelques jours. Levez la tête, interrogez vous. Qu-est ce qu'elles font là ? A quoi servent elles ?
Alors que la liberté de circuler dans Strasbourg va être fortement compromise dans quelques jours, la liberté de s'exprimer va t elle souffrir aussi ?
La municipalité souhaitait informer au mieux les habitants des conséquences de l'organisation du sommet de l'OTAN. Pourtant rien sur ces nouvelles antennes... Mais l'a t elle seulement remarquée ? Ou peut être est t elle totalement dépassée ?
J'ai la chance de vivre dans la zone dite "rouge", je tenterai alors de vous faire vivre de l'intérieur le déroulement du sommet.
19:12 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sommet, otan, nato, antenne, cathédrale, zone rouge
21.03.2009
Y'a bon
AFP
20/03/2009 18:00
En Russie, Barack Obama inspire les publicitaires: un bonhomme métissé faisant le V de la victoire avec en toile de fond le Capitole, siège du Parlement américain, fait la promotion d'une glace au chocolat-vanille. Une idée jugée raciste et de mauvais goût par certains.
"Le goût de la semaine! Du noir dans le blanc. Du chocolat dans la vanille", proclame le slogan de cette publicité dans une allusion au sénateur devenu le premier président noir des Etats-Unis.
Sa diffusion en langue anglaise sur des sites internet a suscité des critiques: "Il s'agit tout simplement de racisme", a estimé un internaute. "La glace serait-elle de mauvais goût comme la publicité?", lance un autre.
Interrogé vendredi par l'AFP, le créateur de la publicité, Andreï Goubaïdoulline, a réfuté toute idée de racisme, estimant que la Russie avait vis-à-vis de la race une attitude différente des pays occidentaux.
"Pour la Russie, ce n'est pas raciste. C'est de la plaisanterie, sans plus", a déclaré M. Goubaïdoulline, directeur de création à l'agence de publicité Voskhod, basée à Ekaterinbourg, dans l'Oural.
"Nous considérons que se moquer de groupes ethniques n'a rien de raciste. C'est simplement de la plaisanterie", a-t-il ajouté, soulignant qu'il appréciait Barack Obama.
D'autres publicités utilisant l'image du premier président noir des Etats-Unis ont déjà fait leur apparition en Russie. L'une d'elle vante les mérites d'un solarium, une autre celles d'une clinique dentaire en présentant une photo de Barack Obama tout sourire au côté du slogan "Démocratie dentaire".
19:16 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : obama, pub, russe, racisme




















