10.11.2008

Atatürk

La Turquie contemporaine a perdu son fondateur et premier président il y a 70 ans le 10 novembre 1938, à l'âge de 57 ou 58 ans : Mustafa Kemal.

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Symbole de la résistance turque face aux armées étrangères (grèque, anglaise, française, arménienne, italienne...), il soude et donne corps à la nation.

Lors de sa présidence, autoritaire, de nombreuses réformes et décisions ont contribué à l’avènement de la Turquie actuelle par une occidentalisation et une unité de la république inspirée de la révolution française :

  • Création de la république turque
  • Réformes, agraires, industrielles...
  • Droit de vote aux femmes en 1930
  • Instauration de la laïcité (seul pays laïc avec la France dans le monde)
  • Mise en place de l’alphabet latin
  • transfert de la capitale politique d’Istanbul à Ankara
  • Obligation de porter un nom de famille
  • ...

La république turque trouve son inspiration grâce au modèle que constitue la république française. Le jacobinisme centralisateur, l’assimilation des minorités afin d’assurer une identité nationale forte en sont des fondements particulièrement importants.

Il consacre son pouvoir à l’édification de la république en luttant contre tous les “ennemis” intérieurs et extérieurs de manière très autoriaire, tout en refusant de devenir président à vie : “« Je ne mourrai pas en laissant l'exemple pernicieux d'un pouvoir personnel. J'aurai fondé auparavant une République libre, aussi éloignée du bolchevisme que du fascisme. »

Les années 30 voit l’avènement d’une opposition à Mustafa Kemal, tout d’abord montée de toutes pièces, puis véritablement critique à l’égard des position du gouvernement. Cette situation sera de courte durée...

Il devient Atatürk “père des turcs” le 24 novembre 1934 sur décision de l’assemblée.

Il s’oppose violemment aux régimes fascistes nazi et du duce. 

Il meurt d’une le 10 novembre 1938 après avoir laissé son testament : 

 « Je ne laisse, en tant qu'héritage spirituel, aucun verset, aucun dogme, aucune règle pétrifiée et figée. Mon héritage spirituel, c'est la science et la raison (…). Tout dans ce monde évolue rapidement. La conception du bonheur et du malheur se modifie, au fil du temps, chez les peuples et les individus. Affirmer, dans ce contexte, que l'on a su inventer des recettes éternellement valables équivaudrait à renier l'incessante évolution des idées et de la science. (…) Nul n'ignore ce que j'ai essayé de faire, ce que je me suis efforcé de réussir pour le bien de la nation turque. Ceux qui, après moi, voudront avancer dans mon sillage, sans jamais s'éloigner de la raison et de la science, deviendront mes héritiers spirituels. »

Sa dépouille repose aujourd’hui dans le mausolée dit de l’Anitkabir.

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