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23.02.2008

Le droit du sol en danger

Christian ESTROSI, secrétaire d'Etat à l'outre mer, nous invente "l'exception de nationalité". La république n'est pas une et indivisible, tout le monde l'avait déjà remarqué, mais là il s'agit d'un des principes fondamentaux. Ce principe d'acquisition de la nationalité française par le droit au sol est une fierté pour la France. En effet, il permet à ceux qui se reconnaissent en elle, en ses valeurs, d'où qu'ils viennent, de pouvoir devenir un de ses "enfants".

Mayotte est une partie lointaine de la France, où de nombreux comoriens fuyant l'insécurité politique (Anjouan) et économique, viennent vivre. De nombreuses comoriennes viennent accoucher à Mayotte pour les bonnes conditions de prise en charge et pour la possibilité qu'aura l'enfant de choisir la nationalité française.

Alors oui, il y a de nombreux clandestins à Mayotte.

Est-ce une raison de remettre en cause l'acquisition de la nationalité sur une partie du territoire national ? Et puis après, la même chose en Guyane ?

Ce ne sont pas les principes fondamentaux de la république qui sont à remettre en cause...

Si il y a trop de clandestins à Mayotte peut être faut-il améliorer la surveillance maritime autour de l'île? Augmenter les effectifs affectés à cette surveillance ? Ou, en partenariat avec les Comorres, assurer à ces dernières une aide au développement conséquente.

Commentaires

Oui c'est une raison pour mettre en cause l'acquisition de la nationalité à Mayotte. Et la constitution française n'est pas le coran car seul ce dernier n'est pas mofifiable. Même la bible, il y a l'ancien et le nouveau testament. Concernant l'effectif affecté à la surveillance maritime, sachez que les passeurs comoriens n'hésitent pas à jeter dans l'eau femmes et enfants pour que la gendarmerie maritime se charge de sauver de la noyade les pauvres candidats à l'immigration jetés à l'eau et le kwassa kwassa continue son chemin jusqu'à la berge de Mayotte.

Ecrit par : mayot | 24.02.2008

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